La calomnie et le harcèlement instaurés
en méthode au Réseau Sortir du nucléaire

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- Février 2012 : encore un salarié éliminé après harcèlement !

 

- Une dérive qui va probablement se terminer par un drame

 

- Voir tous les documents ici : http://reseau.democratie.free.fr

 

 

 

 

Curieusement, alors que le lobby nucléaire se déchire - rivalité EDF/Areva, plainte d'Anne Lauvergeon contre son ancienne entreprise, etc - le principal mouvement antinucléaire est lui aussi en pleine désagrégation.

 

 

Ainsi, à l'issue de l'assemblée générale (AG) des 28 et 29 janvier dernier, le Conseil d'administration (CA) du Réseau Sortir du nucléaire est incomplet. Pourtant, comme on peut le voir sur son site web, l'association prétend fédérer 931 associations : il pouvait donc y avoir en théorie jusqu'à 931 candidats au CA. Or seules 5 personnes ont postulé... pour 6 places : 3 sièges renouvelables plus 3 vacants... suite à des démissions.

 

 

Vous comprendrez en lisant ce qui suit pourquoi si peu d'entrain, alors que la catastrophe de Fukushima devrait au contraire démultiplier les bonnes volontés. La participation à cette AG a d'ailleurs été squelettique : seulement 48 associations présentes, plus 22 procurations... sorties pour la plupart du bureau du directeur - rebaptisé récemment "coordonateur général" - et distribuées par lui à ses affidés, histoire de bien verrouiller tous les votes. Deux précautions valant mieux qu'une, toutes les motions ne plaisant pas au directeur ont été décrétées irrecevables et n'ont donc pas pu être étudiées… et encore moins votées (cf par exemple ici ).

 

 

Deux jours après l'AG, à peine les congressistes rentrés dans leurs régions respectives, un salarié, en arrêt maladie depuis plusieurs semaines pour cause de harcèlement, a été débarqué sans ménagement, après 14 ans de présence (cf ici ).

 

 

En novembre dernier, un administrateur démissionnait avec fracas en expliquant par un long texte de quelle façon la démocratie interne n'est plus qu'un lointain souvenir (cf ici ).

 

En octobre, c'est une membre du pseudo "comité de médiation", créé par la direction pour étouffer les affaires et non pour les résoudre, qui démissionnait (cf ici ).

 

En avril 2010, l'auteur du présent texte, porte-parole et salarié de l'association depuis 8 ans, était licencié après une cabale insensée et une "grève" de ses collègues organisées par le directeur tout puissant. Une fausse grève d'ailleurs, puisque ces "courageux" avaient l'assurance d'être payés quoi qu'il arrive, ce qui fut bien sûr le cas (cf ici ).

 

Oui, vous avez bien compris, une grève pour faire licencier un simple collègue (cf ici ) : je n'étais le supérieur hiérarchique de personne. De plus, travaillant à mon domicile en Gironde, à 600 km du siège de l'association situé à Lyon, j'aurais bien eu du mal à "harceler" mes collègues, puisque c'est de ça que l'on m'a accusé pour m'éliminer.

 

 

En Février 2010, sept administrateurs légitimement élus, dont des antinucléaires "historiques" comme Didier Anger, ont été débarqués, qui plus est en violation des statuts (cf ici ). Leur seule "faute" : avoir repoussé, lors d'un vote démocratique le 3 janvier 2010, mon licenciement exigé par le directeur. Chevilles ouvrières de cette véritable purge, les fameux faux-grévistes, signataires de lettres de calomnies écrites par le directeur mais bel et bien signées par eux.

 

 

En septembre 2009, après un long harcèlement moral, un salarié était poussé à la démission. Son témoignage, stupéfiant, détaille l'emprise maladive du directeur sur "son" personnel (cf ici ).

 

 

En février 2009, un administrateur était éliminé… déjà à la demande des salariés, signataires d'une lettre d'accusations calomnieuses… déjà écrite par le directeur (cf ici ).  J'ai l'honneur d'être le seul salarié - je n'avais pas encore été licencié - à avoir refusé de signer ce torchon (cf ici )

 

Alertée, l'inspection du travail de Lyon a tapé en touche. Contacté, le syndicat SUD n'a rien trouvé de mieux que de fermer la porte au nez des licenciés… et de recueillir les faux grévistes. "En leur signalant toutefois qu'il n'était pas bien de demander le licenciement d'un collègue" m'a assuré le dirigeant syndical !

 

 

Cette curieuse "gouvernance" du Réseau, outre les graves dégâts humains occasionnés n'est pas sans conséquence sur les orientations de l'association. Avant tout, le Réseau Sortir du nucléaire semble bien avoir été transformé… en Réseau Faites un don ! En effet, tout semble désormais bon pour faire rentrer le maximum d'argent et permettre au directeur d'être grassement rémunéré, de multiplier le nombre de "ses" salariés soumis, et de pratiquer le clientélisme.

 

 

Ainsi, alors que les documents diffusés prétendent de longue date que seuls les dons des personnes assurent le financement et donc l'indépendance du Réseau Sortir du nucléaire, ce dernier émarge désormais au "1% pour la planète", financé par des entreprises et ayant pour charmant slogan "Les affaires au profit de la Terre" ! (cf http://www.onepercentfortheplanet.org/fr )

 

 

L'appât du gain est d'ailleurs la seule explication de la décision - prise sans consultation des associations adhérentes ! - de prétendre qu'il existe une initiative antinucléaire unique le 11 mars prochain, date du premier anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

 

 

Pourtant, comme c'est le cas tous les 26 avril (pour la commémoration de Tchernobyl), de multiples actions vont avoir lieu partout en France. Mais, pour faire rentrer massivement des dons, et pour qu'ils arrivent au siège du Réseau et non dans les associations actives sur le terrain, une initiative prétendument "unique" est nécessaire. Alors… faites un don !

 

 

On constate ainsi un incroyable renversement des missions du Réseau Sortir du nucléaire : créé au départ pour fédérer et soutenir les luttes locales, voilà qu'il nie désormais ces dernières, qui plus est pour des raisons purement lucratives !

 

 

C'est d'ailleurs pour ne pas risquer de nuire à sa recherche effrénée d'argent que la direction du Réseau mise sur des positions très consensuelle et empêche la mise en avant de revendications… un peu trop antinucléaires ! C'est un comble : alors que la catastrophe de Fukushima bat son plein, les motions demandant la sortie du nucléaire "en 5 ans", ou "en 10 ans", ou simplement "en urgence" ont été décrétées irrecevables lors de l'AG de janvier !

 

 

Financé par des entreprises ou par des donateurs abusés, le Réseau Sortir du nucléaire échappe désormais totalement à ses adhérents, il est sous la coupe d'un directeur manipulateur et harceleur, lequel est couvert par des administrateurs de paille sans la moindre représentativité dans le mouvement antinucléaire.

 

 

Chaque fois que leurs actes ignobles sont contestés, ces gens sans scrupule prétendent qu'il s'agit d'attaques "contre le Réseau", qu'il ne faut pas "polémiquer" car cela "nuirait au mouvement antinucléaire"... alors que cesont eux qui l'ont atomisé et dévoyé ! Ils puisent par ailleurs sans gène dans les finances militantes pour s'attacher les services de plusieurs avocats afin de préparer leurs méfaits et se protéger de leurs conséquences.

 

 

Tout ceci est bien sûr très embêtant pour le combat citoyen contre l'atome, qui mérite plus que jamais d'être mené, mais c'est surtout très grave sur le plan humain. Calomnies, harcèlement moral, salariés instrumentalisés, licenciements, etc : il apparaît inévitable que tout cela se termine de façon dramatique. Des appels sont lancés, mais qui veut les entendre ?

 

 

Stéphane Lhomme

8 février 2012