IMPORTANT - Le témoignage qui met à jour la préparation du putsch du Réseau Sortir du nucléaire

 

Le 6 juin 2013, devant le Tribunal de Lyon, sans état d'âme (mais à leurs risques et périls), les dirigeants du Réseau Sortir du nucléaire et leurs avocats ont défendu la thèse selon laquelle l'éviction des administrateurs en 2010 était une décision "improvisée en séance face à une situation imprévue", seule hypothèse juridique pouvant justifier la violation des statuts.

Mais un administrateur de l'époque, qui a participé à la préparation du putsch, témoigne. En effet, croyant agir à l'époque "pour la bonne cause", il considère qu'il a été berné, que la révocation du CA n'a servi qu'à donner tous les pouvoirs au directeur, et qu'il n'est pas acceptable qu'une version mensongère soit défendue devant le tribunal. Son témoignage édifiant était trop tardif pour être pris en compte en première instance, il sera par contre au coeur du procès en appel (le 4 mars 2015) :


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Ministère de la Justice

ATTESTATION de M. Johnny Da Silva

(Articles 200 à 203 du nouveau code de procédure civile, article 441-7 du nouveau code pénal)

 "Est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende le fait d'établir une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts".


Jusqu'en février 2010, j'étais administrateur du Réseau Sortir du nucléaire (RSN) et Président de Sortir du nucléaire Paris (SNP).

Suite au vote du Conseil d'administration du RSN refusant le licenciement de Stéphane Lhomme, les autres salariés se sont mis en grève. J'ai alors proposé une démission collective du CA avant l'Assemblée générale (AG), afin que les groupes adhérents du RSN puissent présenter des candidats et que soit mis en place une nouvelle gouvernance pour que le conflit soit résolu positivement. Tous les administrateurs ont refusé cette option (seul un suppléant, Frédéric Boutet, y était aussi favorable).

J'ai alors proposé à M. Brousse, directeur du RSN, de présenter une motion de destitution du CA en place pendant l'AG des 6/7 février. M Brousse était pour sa part d'accord avec moi pour présenter cette motion, mais il a souhaité que cela se fasse par surprise, lors de l'AG.

J'ai personnellement rédigé une partie du texte et certains salariés en ont rédigé d'autres parties. Ensuite le texte a été imprimé sur papier dans les locaux du RSN et tous les exemplaires m'ont été remis par les salariés le 6 février avant l'AG.

Bien entendu, les administrateurs opposés au licenciement de Stéphane Lhomme n'étaient pas informés de cette procédure.

Parallèlement à l'organisation de la rédaction du texte de révocation du CA, des réunions téléphoniques confidentielles réunissant M. Brousse, des administrateurs favorables à M Brousse et certains salariés, avaient notamment pour but de recruter des candidatures d'administrateurs favorables à M Brousse et de se répartir les pouvoirs de vote donnés par certaines associations de manière non nominative.

Fait à Paris le 14 mai 2013

Johnny Da Silva